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Portrait d’entrepreneurs : #8 Anne-Sybille Pradelles et Clément Salaün — Formance

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On ne touche jamais l’argent et on ne vient pas remplacer des outils comme Stripe, Paypal ou Ayden. Concrètement, nous construisons une infrastructure de paiement open source (et plus précisément ce qu’on appelle un “ledger” ou base de données pour les transactions financières) pour les fintech et plateformes qui font bouger de l’argent en ligne.

Ils sont le cœur de la fondation, celles et ceux qui nous font partager leurs plus belles aventures et leurs plus difficiles challenges, dont nous adorons suivre l’évolution, comprendre le produit, analyser le marché… Focus sur nos entrepreneuses et entrepreneurs à travers une série de portraits. ❤

Nous avons rencontré Clément Salaün et Anne-Sybille Pradelles, fondateurs de Formance, récent lauréat de notre Prêt D’honneur de 100K€. Formance, c’est une plateforme open-source pour les équipes engineering et produit des fintechs et plateformes afin de leur permettre de construire et tracker leurs flux de paiement. Un produit assez complexe dans son ensemble, mais très bien expliqué par ses deux fondateurs !

Dans cet article, on revient sur la création du projet Formance et sur les grandes étapes qui ont bercé l’aventure, mais on a aussi parlé open-source et fintech.

Merci Clément et Anne-Sybille pour vos témoignages !

Comment est né le projet Formance et comment vous-êtes vous rencontrés ?

Clément : Le projet Formance est né en partie de mon expérience chez Selency, où j’étais en charge de construire et faire scaler l’infrastructure de paiement pour l’adapter notamment à l’évolution des offres et à la stratégie de la marketplace. À l’époque, nous avions implémenté des solutions classiques permettant d’accepter et processer les paiements en ligne, tels que Stripe ou encore MangoPay, qui marchent très bien. Le challenge qui s’est rapidement posé concernait l’étape d’après : l’allocation des montants reçus liés aux commandes et leur suivi, notamment dans des cas spécifiques incluant des remises promotionnelles, des retours produit ou encore des niveaux de commissions différents d’un vendeur à un autre. C’est de là qu’est venue l’idée de “productiser” ce back-end pour les paiements et le suivi des flux d’argent. En parlant avec certains de mes pairs dans d’autres marketplaces et plateformes, je me suis rendu compte qu’aucune solution sur l’étagère n’existait pour gérer cette problématique et que tout devait être construit in-house.

Anne-Sybille : Avant de rejoindre Formance, je travaillais en tant que COO chez Alsid, une startup opérant dans la cybersécurité. J’avais rejoint le projet alors que nous n’étions que 4 et j’ai eu la chance de faire grossir l’entreprise jusqu’à son rachat en 2021, lorsque nous avions atteint plus de 120 collaborateurs. Au moment du rachat et de la phase de post-merger, je savais que je voulais repartir from scratch — toujours sur un projet très tech, sur du B2B software. J’ai été mise en relation par un de nos business angel avec Clément, qui avait déjà commencé à construire le produit et à faire YC, et depuis, nous sommes une douzaine dans l’entreprise.

Comme votre produit est assez complexe, pouvez-vous l’expliquer pour nos lecteurs moins aguerris ?

Anne-Sybille : Formance, c’est un outil pour les plateformes et applications qui font bouger de l’argent en ligne (FinTech, marketplace, etc.), à destination des équipes produits et ingénieurs pour les aider à construire et tracker leurs flux de paiement entre la phase d’encaissement et de décaissement. On ne touche jamais l’argent et on ne vient pas remplacer des outils comme Stripe, Paypal ou Ayden. Concrètement, on est la tuyauterie interne entre la phase d’encaissement et celle de décaissement. Aujourd’hui, ce sont les équipes d’ingénieurs qui doivent construire elles-mêmes cette brique permettant de faire la répartition des montants reçus et le dispatch des flux. Jusqu’à présent, il n’existait pas de solution sur l’étagère pour répondre à ce type de problématique.

Par exemple, lorsque Deliveroo reçoit 30$ sur son compte Stripe Connect, il faut que cet argent soit réparti entre les différentes parties prenantes. Typiquement, 20$ pour le restaurateur, 5$ le livreur, 3$ pour le provisionnement des taxes, et 2$ de commission pour Deliveroo. On vient apporter un ensemble d’outils qui va permettre de construire et tracker ces flux de bout en bout et à la fin de dire “il faut redispatcher tant à tel et tel acteur”.

Quels ont été les moments clés de l’aventure Formance et quelles étapes ont été décisives dans son développement ?

Clémént : Après Y Combinator, nous avons suivi notre feuille de route et construit entièrement le produit. Nous l’avons ensuite testé avec une dizaine d’entreprises, jusqu’à ce que nous puissions passer en production avec chacune d’entre elles. Le produit est finalement resté très proche de son concept initial, mais nous avons évolué dans les modalités de migration et la façon d’aider les utilisateurs à utiliser le produit et à construire leurs flux. Nous avons décidé de nous concentrer sur les fintechs et plateformes en premier lieu pour accélérer notre phase de commercialisation, car ce sont des structures qui ont besoin de notre solution dès la construction de leur produit.

Anne-Sybille : L’année dernière, nous avons concentré nos efforts sur le développement du produit. Nous construisons une infrastructure de paiement (et plus précisément ce qu’on appelle un “ledger”, ou base de données pour les transactions financières) ; donc c’est indispensable de s’assurer que le produit est bulletproof avant de le sortir en production et de le déployer chez nos premiers clients.

Clément : Aujourd’hui, nous ciblons deux types d’entreprises en fonction de leur niveau de maturité. D’une part les start-ups, qui sont en train de construire leur produit ou application et qui ont besoin d’un ledger, à savoir d’un système leur permettant de tracker en détail l’ensemble de leurs flux financiers entrants et sortants. Et d’autre part, des scale-ups qui avaient déjà construit un ledger in-house, mais qui se rendent compte que celui-ci ne passe pas à l’échelle pour implémenter par exemple de nouvelles features ou ouvrir de nouvelles plaques géographiques.

Vous développez votre solution en Open-source, pourquoi ? Et selon vous, en quoi c’est une force pour Formance ?

Clément : La majorité de notre acquisition se fait par les équipes ingénierie et produit. Elles ont une appétence pour ce type de produits et cherchent souvent, et dans un premier temps, des solutions en open-source. Ça nous permet également de créer de la confiance chez nos utilisateurs, car l’open-source permet d’avoir une vue complète sur le code du produit et donc d’en avoir une pleine maitrise. De plus, le produit que nous développons est très modulaire. Il peut s’appliquer à beaucoup de cas d’usage différents, et nous pouvons ainsi nous appuyer et tirer profit des contributions de nos utilisateurs et clients pour développer de nouvelles fonctionnalités ou connecteurs par exemple.

Anne-Sybille : La solution que nous développons est business-critical. La problématique du “build or buy” est fréquemment évoquée dans les échanges que l’on a avec les équipes engineering. Elles souhaiteraient d’un côté construire elle-même cette brique, car elle est stratégique, mais de l’autre, cela prend énormément de temps de la construire correctement. L’open source leur permet alors de garder l’ownership de cette brique tout en leur évitant de reconstruire tout par eux-mêmes.

Quel a été votre meilleur souvenir avec Formance ?

Clement : D’abord, ça nous rend toujours très heureux de voir que des gens contribuent au code source du produit !

Anne-Sybille : Un excellent souvenir, c’est quand un de nos users — une fintech basée à Porto Rico — s’est onboardé tout seul et a déployé le produit en 2 semaines en complète autonomie. Grâce à la documentation en ligne, les éléments de notre page Github et notre Slack “Formance community”, où nos users peuvent poser des questions et échanger entre eux, le process d’intégration se fait assez simplement. Ce qui a été surprenant, c’est que d’habitude, les entreprises nous contactent avant de déployer notre solution car c’est un produit qui reste assez complexe.

Qui souhaitez-vous voir dans la prochaine interview ?

Anne-Sybille : Anh-To et Raffi de chez Lago, sans hésitations ! Leur produit est top, et également en open-source !

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